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La Canada-Vie : Les premières années

La Compagnie d’Assurance du Canada sur la Vie, la première compagnie d’assurance-vie canadienne, a été établie en 1846 à Hamilton en Ontario.

Un esprit avant-gardiste

Hugh C. Baker, fondateurC’est après avoir souscrit à grand-peine une assurance-vie en 1845 que Hugh C. Baker songe pour la première fois à fonder une compagnie d’assurance canadienne. Des sociétés britanniques ont déjà ouvert quelques bureaux au Canada, mais aucun n’est facilement accessible à M. Baker. Celui-ci, banquier de son état, vient de se marier et veut garantir la stabilité de sa nouvelle famille en parant à toute éventualité. Ainsi, il se rend aux bureaux d’une compagnie britannique situés dans l’État de New York pour se procurer une assurance-vie; un voyage ardu de mille miles aller-retour qu’il parcourt en cheval, en diligence et en bateau à vapeur. Constatant la nécessité d’offrir un tel produit au Canada, une colonie en pleine croissance de plus en plus prospère, Hugh C. Baker décide d’agir.

Les premières années

The Mechanics Institute1847 Hamilton, OntarioLa compagnie, d’abord établie dans l’humble bibliothèque du Mechanics Institute d’Hamilton, prend rapidement de l’ampleur. Hugh C. Baker est à la fois président, actuaire et directeur général de la Canada-Vie, aux côtés d’un conseil d’administration constitué, pendant les premières années, de membres bénévoles. La première police est émise au nom de M. Baker en 1847 et, au cours de l’année, la compagnie progresse et enregistre des bénéfices substantiels, un résultat exceptionnel pour une nouvelle entreprise. Cependant, tout est loin d’être rose. En effet, le législateur refuse de permettre à la société d’exercer ses activités à titre de mutuelle. M. Baker, un homme déterminé, ne se laisse toutefois pas décourager et rassemble des investisseurs qui achètent des parts permettant de former la compagnie.

La population du Canada est en pleine croissance, mais elle est très dispersée. En 1848, la Canada-Vie embauche George Baker fils comme agent itinérant. En plus d’attirer de nouveaux clients, celui-ci prononce des conférences gratuites et publie des textes qui font la promotion de l’assurance dans les journaux locaux.

L’adoption du pélican

Premières armoiriesEn 1849, la province octroie une charte constitutive à l’entreprise, principalement en raison du lobbying de George Baker fils. À cette occasion, la Canada-Vie obtient des armoiries, lesquelles comprennent un timbre représentant un pélican qui nourrit ses petits, un symbole médiéval de charité et de dévotion. L’image du pélican est désormais associée à la Canada-Vie et elle fera partie de pratiquement tous les logos de la compagnie pendant plus de 50 ans. À cette époque, le bulletin du personnel est même intitulé « The Pelican ».

Une nouvelle direction

Hugh Baker travaille dur, assumant trois rôles à la Canada-Vie, et décède prématurément en 1859. L’Écossais Alexander Gillespie Ramsay déménage au pays avec sa famille pour prendre les rênes de la première compagnie d’assurance-vie au Canada. M. Ramsay introduit de nouvelles lignes directrices permettant aux personnes qui ne pouvaient auparavant obtenir d’assurance-vie parce qu’elles vivent sans un endroit dangereux ou isolé de souscrire une police en contrepartie de primes tenant compte du lieu de résidence. Il est aussi conscient de l’importance de contribuer à la société; la Canada-Vie donne d’importantes sommes pour venir en aide aux victimes du feu de 1877 à Saint John au Nouveau-Brunswick.

En 1895, la Canada-Vie publie les premières tables de mortalité du pays fondées sur les 46 années écoulées depuis la fondation de la compagnie. Ces tables révèlent que l’espérance de vie au Canada est similaire à celle aux États-Unis, au Royaume-Uni et en Allemagne. Avant, on croyait que les gens vivaient moins longtemps au Canada que dans ces autres pays en raison du climat rigoureux.

La croissance au Canada

En 1867, la Confédération ouvre un marché national à la
Canada-Vie, laquelle étend ses activités jusqu’aux Maritimes.

M. Ramsay prend sa retraite en 1899 et le sénateur George Cox est élu président. M. Cox, un homme d’affaires ayant de nombreux intérêts, était un des meilleurs agents de l’Ontario. Pendant la présidence de M. Cox, la Canada-Vie entre dans une période de rapide expansion qui commence par le déménagement du siège social de Hamilton à Toronto en 1900. À partir de ce moment, la Canada-Vie connaît une croissance à l’échelle nationale, établissant un bureau à Calgary qui sert la clientèle de l’Ouest et du Nord canadien, et un autre à Vancouver.

L’expansion dans les îles Britanniques

Premier siège social de la Canada-Vie à Dublin, IrlandeMême si la Canada-Vie a exercé ses activités au Royaume-Uni et en Irlande dès ses débuts (la première police à couvrir un résident des îles Britanniques a été établie en 1848), ce n’est qu’en 1902 que de véritables bureaux y sont ouverts, dans le but de mieux servir les clients. Seulement 35 ans après la Confédération, les rôles sont inversés : plutôt qu’une compagnie britannique assurant des Canadiens, voilà qu’une compagnie canadienne exploite des bureaux en Grande-Bretagne.

Herbert Coplin Cox remplace son père à la présidence de la Canada-Vie en 1914. La croissance se poursuit avec l’établissement de la première police collective en 1920 et de la première police sans examen médical en 1922.

La Grande Guerre

La Première Guerre mondiale prend le monde par surprise et bouleverse la vie d’innombrables familles du monde entier. À la Canada-Vie, 55 membres du personnel et agents s’engagent entre 1914 et 1918. Quatre d’entre eux ne rentreront jamais à la maison. Sous la direction du président de l’époque, Herbert Cox, aucuns frais supplémentaires ne sont ajoutés aux polices existantes de titulaires qui s’enrôlent dans les forces armées. De plus, ceux qui ne détiennent pas de police et qui vont effectuer leur service à l’étranger peuvent tout de même contracter une assurance-vie, mais ils doivent payer une surprime en raison du danger qu’ils courent. Une telle offre n’est égalée par aucune autre compagnie.

Survivre à la dépression

Leighton McCarthyEn 1928, M. Cox part à la retraite et Leighton McCarthy prend la barre de la compagnie. Ce dernier continue d’appliquer une politique d’investissement prudent et, non seulement la Canada-Vie sort-elle indemne de la dépression, mais elle demeure en mesure d’offrir un excellent service aux titulaires de ses polices. La compagnie donne accès aux valeurs de rachat, autorise les emprunts sur police, collabore souvent avec les agriculteurs afin de leur permettre de conserver leur ferme même s’ils sont incapables de rembourser leur prêt hypothécaire et n’effectue aucune mise à pied. M. McCarthy deviendra ensuite le premier ambassadeur du Canada aux États-Unis.

Un nouvel immeuble emblématique

330, avenue UniversityGrâce à la prévoyance des directeurs de la Canada-Vie, les travaux de construction du nouveau siège social de l’avenue University à Toronto se poursuivent également. La construction commence en 1929 et le déménagement au nouveau siège social s’effectue en 1931. L’édification est complétée en un temps record, soit 18 mois, et permet à de nombreux ouvriers de jouir d’un emploi stable pendant les premières années de la dépression, lesquelles ont été les plus difficiles.

Ce grand et imposant immeuble accueille toujours des bureaux de la Canada-Vie et, en 2007, il a reçu le prestigieux prix de l’édifice historique de l’année remis par la section de Toronto de la Building and Office Managers Association (BOMA).

L’antenne météorologique, un point d’intérêt

L'antenne, un point d'intérêt à TorontoUne antenne météorologique est placée au sommet du siège social de l’avenue University en 1951 après qu’un des vice-présidents en ait vu une sur l’édifice d’un assureur à New York. L’antenne, qui visait à offrir un service au public, devint rapidement un point d’intérêt et demeure une des sources d’information météo-rologique préférée des résidents de la ville. Il suffit de jeter un coup d’œil à l’antenne pour savoir s’il pleuvra ou s’il neigera, si le ciel sera dégagé ou nuageux, ou si la température montera ou descendra. La nuit, les signaux indiquent la température qu’il fera le jour suivant.

La poursuite de l’expansion

La Canada-Vie célèbre son 100e anniversaire en 1947 et demeure sur la voie de la croissance et de l’expansion. En 1959, un changement législatif lui permet de devenir une mutuelle, comme son fondateur Hugh Baker l’avait envisagé dès le départ.

En 1964, A. H. Lemmon devient le 13e président de la compagnie. Il embrasse rapidement les changements et les occasions offerts par l’évolution technologique qui marque la décennie. Il adopte le traitement automatique des données relatives à l’assurance individuelle en un premier temps et celles de toute la compagnie par la suite. En 1970, la Canada-Vie établit la première liaison transatlantique permettant les transmissions par ordinateur, vocales, par téléimprimeur et par télécopieur.

La croissance internationale

En 1992, on assiste à l’expansion des activités en Irlande grâce à l’achat de la Lloyds Abbey Life. La Canada-Vie se porte acquéreur de la section canadienne de l’assurance individuelle de New York Life et de la section britannique de l’assurance individuelle de la Financière Manuvie en 1994, et de MetLife (GB) en 1997.

Une prospérité continue

Siège social de la Canada-Vie à TorontoLa Canada-Vie connaît une croissance fulgurante dans son pays d’origine en 1999. En cette année, elle fait l’acquisition de la Crown, compagnie d’assurance-vie, se démutualise et refait son entrée sur le marché boursier.

S’efforçant de fournir le meilleur service possible à ses titulaires de polices, la Canada-Vie continue à croître et à prospérer. En 2003, elle devient membre du groupe de sociétés de Grest-West Lifeco.

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Sites Web connexes

Great-West Lifeco Inc.

La Canada-Vie est une filiale de Great-West Lifeco Inc., une société de portefeuille spécialisée dans les services financiers cotée en bourse.